Fonctionnement de la reproduction végétal

Comme vous le savez surement, les plantes se reproduisent. Pour simplifier, les grains de pollens sont produits par les étamines. Ils contiennent des spermatozoïdes qui seront déposés sur le pistil qui contient des ovules. La fécondation entre le spermatozoïde et l’ovule va aboutir à la formation d’une graine. Je vais vous détailler le fonctionnement pour que le reproduction du figuier soit clair pour vous.

Anatomie d’une coupe de fleur de cerisier

Souvent, les fleurs ressemblent à celle du cerisier ci-dessus, avec des pétales, des étamines et un pistil. Un insecte va venir butiner dans la fleur, se couvrir de pollen, puis en arrivant sur une nouvelle fleur, va déposer le pollen sur le pistil.

Vous avez surement déjà vu un figuier ? Et avez-vous observé ces fleurs ? 

La réponse est non ! Car le figuier ne possède tout simplement pas de fleurs tels que nous pouvons les voir sur un pommier par exemple. La reproduction du figuier est bien plus complexe ! Je vais tenter de vous expliquer comment cela fonctionne. Mais je peux déjà vous livrer le secret : les fleurs sont bien présentes mais à l’intérieur de ce qu’on appelle la figue…

Observation au microscope d’une figue

Deux formes de figuiers

Il faut savoir que notre figuier domestique existe sous deux formes dans la nature.  

Femelle Blastophage à l’échelle d’un milimètre
Reproduction du figuier
Reproduction du figuier

Comment polliniser deux figuiers distants de 160km ?

Pour finir, voici un autre mystère de la nature qui a été levé récemment par une équipe de chercheurs. Et cela concerne toujours notre figuier ! 

Le désert du Namib se trouve à la pointe sud-ouest de l’Afrique. Durant la saison des pluies, de grosses quantités d’eau s’abattent sur la région ce qui a permis à quelques figuiers de pousser sur les bords d’un fleuve. Il faut savoir que dans la forêt tropicale qui est leur milieu de prédilection, les figuiers sont souvent proches les uns des autres, ce qui est donc pratique puisque la pollinisation se fait grâce à un petit insecte.

Mais dans ce désert, les arbres sont parfois distants de plusieurs dizaines de kilomètres. Or le blastophage ne vit que 48h et parcours au plus 1km par heure. Comment cette fécondation est-elle rendue possible ?

Une équipe de chercheurs a parcouru plus de 200km le long de ce fleuve à la recherche des figuiers. Puis grâce à des études génétiques, elle a pu retracer le parcours des pollens transportés par les insectes. Le résultat est surprenant : les blastophages parcourent en moyenne 90 km pour transporter le pollen de l’arbre ou elle est née vers celui où elle va pondre. Et l’une d’elle a même parcouru une distance de plus de 160km ! Comment est-ce possible ? Les chercheurs ont rapidement imaginé que ce processus devait s’appuyer sur des phénomènes météorologiques. 

Et en effet, durant les nuits d’hiver (mai à septembre), il y a fréquemment des rafales de vent pouvant souffler jusqu’à 60km/h. Notre blastophage en expert du vol plané va se laisser emporter jusqu’à repérer un figuier et venir y pondre. 

En conclusion

Ce mécanisme de reproduction pour le figuier lui apporte une grande diversité génétique, puisque du pollen peut arriver de milieux différents du sien situé à des dizaines de kilomètres. Cette diversité génétique est une condition de survie dans ces milieux hostiles. En effet, plus il y a de diversité dans les graines produites, plus il y aura de probabilité que de nouveaux arbres puissent être mieux adaptés aux conditions du milieu.

Et selon les chercheurs, ce bel exemple de coopération dans la reproduction du figuier dure peut-être depuis plusieurs dizaines de millions d’années.

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